Démographie du Tchad

Ethnie

Langue

Education

La Population

Données des mots linguistiques

Le Tchad comptait 8.71 millions d’habitants en 2001. La densité absolue des peuplements est faible (8,6 habitants au Km2), mais la majeur partie de la population est concentré dans les zones fertiles au Sud des fleuves Logone et Chari, ainsi que dans les zones urbaines où vivent 23% des tchadiens. Autrement dis on constate une forte concentration dans le Logone occidental le Mayo Kebbi, le Moyen Chari, le Chari Baguirmi, ainsi qu’un faible peuplement dans le Biltine, le Salamat, le Lac, mais surtout dans le Kanem et Borkou Ennedi Tibesti. La population tchadienne est donc très inégalement repartie dans l’espace géographique nationale, car il faut comprendre qu’au Tchad l’occupation humaine obéit aux conditions climatiques. Par exemple la zone saharienne (au Nord) avec 47% de la superficie totale abrite seulement 2% environ de la population ; la zone sahélienne (au Centre) qui représente 43% des territoire nationales, concentre 48% de la populations alors que la zone soudanienne (au Sud) avec environ 10% des terres accueils la moitié de la population tchadienne. Cette situation donne des densités des populations qui vont de 0,2 habitant dans le Nord à 52habitants par km2 dans le Sud, notamment dans le Logone occidentale.
Les peuls et arabes (très métissés) pratiquent l’élevage dans le centre du pays. Les Toubous  nomadisent les Oasis de Libye ay Lac Tchad et sont divisé en 3 groupes : au Nord les Tedda éleveurs de chameaux, au Sud-est les Gouranes ou Dazza, éleveurs des bovins ; au Sud de l’Ennedi les zaghawas.
Les populations noires dominantes au Sud sont les Sarah, un peuple d’agriculteurs, et les Kirdis. Les Hadjaraï sont installés de très longues dates dans le massif du Guéra. A l’ouest les Haoussa assurent le commerce entre le Nigeria et la Libye. L’une des caractéristiques marquantes de la population tchadiennes est le clivage Nord-Sud, car le pays résume de l’assemblage d’un Nord et d’un Sud très distinct et historiquement antagoniste. Le Nord, composé d’ancien Sultanat a dominé le pays en pratiquant une politique de razzia à l’encontre du Sud, le Dar El-Abit, le pays des esclaves. Le Nord possède à la fois une population nomade et sédentaire, tandis que l’ensemble est fortement islamisé. Le Sud moins étendue et plus peuplé est majoritairement sédentaire, animiste et chrétiens.

Les ethnies 

Le Tchad est composé de nombreux groupes ethniques. Les 12 principaux sont les Arabes (12,3%) ,les Baguirmien(1,5%) , les fitri Batha (12,3%) , les Kanem Bornou(9%) , les Iro (0,5%), le Mayo Kebbi (11,5%) , les Ouaddaï (8,7%) , les peuls (2,4%) , les Sara(27,7%) , les Tandjilés (6,5%). Le tableau suivant illustre la répartition de la population par lieu de résidence, selon le groupement ethnique.

Les langues

La constitution du 31 Mars 1996 reconnaît a l’article 9 que le français et l’arabe sont les langues officielles du Tchad. Bien que les langues française et arabe soient toutes les deux officielles, le français est resté la langue de travail d l’administration. La diversité linguistique est l’une des caractéristiques de la population tchadienne. On dénombre plus de 130 langues et de nombreux dialectes, reparties en trois grandes familles linguistiques (chamito-sémitique, nilo saharienne et nigéro-congolaise). Seules 18 des130 langues sont parlées par 50000 locuteurs ou plus.
La plupart des langues de ce pays ne sont donc pas parlées que par un petit nombre de locuteurs. On comprendra que cette grande diversité linguistique s’impose au Tchad comme dans d’autres pays.

Composition ethno-linguistique

Groupes ethniques
Proportion de la population
Ngambay
13,11%
Arabes
12,29%
Hadjeray
6,68%
Kanembou
6,27%
Maba
5,09%
Gor
3,52%
Sar
2,96%
Moussey
2,83%
Goulay
2.63%
Moundang
2,59%
Peuls
2,44%
Sara Kaba
1,89%
Massa
1,76%
Kanouri
1,50%
Mbay
1,50%
Toupouri
1,46%
Zaghawa / Bidéyat
1,25%
Kouka
1,23%
Nangtchéré
1,15%
Lélé
1,13%
Gabri
1,09%
Zimé
1,05%
Tama
1,01%

Education

En 2000, le taux d’alphabétisation était de 53%. L’éducation est théoriquement obligatoire pour un cycle de six ans, de 6 à 11 ans. En 2002–2003, 76% des enfants d’âge scolaire (dont un tiers de filles) fréquentaient l’école primaire, tandis que 16% seulement avaient accès à l’école secondaire. L’université du Tchad, ouverte en 1971 à N’djaména, comptait environ 2 000 étudiants. Un nombre équivalent d’élèves fréquentait les écoles techniques ou les établissements de formation des maîtres.

La population